Tour de France, à qui le Tour ?

Alors que le Tour de France bat son plein, le suspens quant à son prochain vainqueur est à son comble.

18 Tours ! Déjà 18 « Tour de France » sans qu’un coureur ne réussisse le doublé ! (Retrouvez le palmarès du Tour de France sur Wikipedia)
En effet, depuis 1995 et la cinquième couronne du Roi Miguel (Indurain), aucun de ses successeurs n’est parvenu à l’emporter deux années de suite. Vu de la tribune, certains nous rappelleront que Lance Armstrong en a remporté 7 d’affilée, record absolu… Oui, mais Vu du Banc de Touche, vous n’êtes pas sans savoir que tous ses titres lui ont été retirés suite à ses aveux de dopage l’an passé, résultat le Boss fait choux blanc, pour notre plus grand plaisir, tant son arrogance devant l’évidence en devenait insupportable.

En 1996 ce fut donc Bjarn Riis qui succéda à Miguel Indurain, puis pas moins de 9 coureurs suivirent la voie ouverte par le danois, sur le chemin de la victoire. On y retrouve de véritables stars, tels que Jan Ullrich, Marco Pantani, Alberto Contador, Bradley Wiggins ou encore Christopher Froome (aujourd’hui contestées, honnies ou oubliées) ; ainsi que deux seconds couteaux, on pense à Carlos Sastre et Cadel Evans ; et enfin deux « erreurs », Oscar Pereiro qui avait bénéficié d’une échappée fleuve en 2006 et Andy Schleck qui a été désigné vainqueur sur tapis vert suite au déclassement d’Alberto Contador en 2010 (souvenez-vous l’histoire du morceau de viande contaminée). En résumé on a un double vainqueur (Contador), une « erreur » (Pereiro), un faux vainqueur (Schleck), 7 Tours sans vainqueur (Armstrong) et enfin 7 autres vainqueurs, le tout en 18 éditions ! Dure, dure la fin de centenaire du Tour !
Résultat, le Tour se cherche une star… Enfin, cherchait sa star ! Parce que finalement, on ne s’en porte pas plus mal de ne pas savoir par avance qui va l’emporter (qu’est-ce que l’on a pu s’emmer*** devant le fameux train bleu de l’US Postal) ; on y a pris goût et sauf à ce qu’un français ne vienne remplacer Hinault, qu’aucune tête ne dépasse est plutôt sympa pour le spectacle.

Pour cette 101e édition du Tour de France, qui va ouvrir la route ?!

En début de Tour, spontanément, tout le monde misait sur Froome ou Contador, chacun s’appuyant sur ses préférences pour jouer l’un ou l’autre. Le « Kenyan blanc » (Froome) et son homogénéité ou « El Pistolero » (Contador) et sa capacité à flinguer ses adversaires en haute montagne, c’était question de goût. Puis sont arrivés les pavés de « l’Enfer du Nord », ceux là-même que tous les coureurs redoutent, ceux-là même qui ont consacré les plus grands d’entre eux… Et là, patatra ! Leur première victime fut Christopher Froome ! Tombé la veille, le poignet endolori, il chuta 2 fois et ne vit même pas le premier secteur pavé ! Premier coup de tonnerre sur le Tour ! Puis les Vosges arrivèrent, toujours sous la pluie et le froid, et engendrèrent le deuxième coup de tonnerre de cette édition avec la chute et l’abandon de Contador, en ce 14 juillet à 15h30 ! Et là, on se sent tous gros-jean comme devant avec nos tickets de pronostiqueurs du dimanche et nos cotes à 1,5/1 entre les mains !
A présent que faire ? Parier sur l’outsider n°1 du début de Tour et nettement en tête à l’heure où l’on vous écrit, Vincenzo Nibali ? Ou miser la cote de cœur en jouant l’un des deux grands espoirs français et toujours en course pour le podium, Romain Bardet et Thibault Pinot ? Ou miser la cote tout court, celle qui fait gagner gros, en mettant un billet sur un Richie Porte par exemple ? Difficile à dire tant ce Tour est truffé de renversements de situation et tant les Pyrénées vont faire mal aux pattes. Si l’on était votre banquier, on vous conseillerait le Livret Nibali, un bon rendement et net d’impôt car sous-coté. Mais comme on aime à laisser parler notre cœur et en grands trentenaires frustrés que nous sommes de n’avoir jamais pu vibrer devant un français en jaune à Paris, on vous conseille une piécette sur l’un de nos 3 frenchies du Top 10 (Bardet, Péraud ou Pinot)! Ils ont la cote, sont sympas et sont parmi les meilleurs quand la route s’élève, ce qui rend le spectacle encore plus intéressant… (Retrouvez le classement officiel sur letour.fr)

A qui le Tour ? Faites vos jeux !

2 comments on “Tour de France, à qui le Tour ?
  1. Bonjour à tous! De retour en famille à la maison, je viens vous donner des nouvelles suite à mon abandon sur chute hier. Alors que je rentrais sur l’échappée sur le haut du col du Grand Cucheron, j’ai glissé de l’avant en abordant la descente dans un virage où il y avait des gravillons, je suis parti de l’avant et je n’ai pas pu rattraper ma trajectoire. La route était bien rugueuse, et on roulait assez vite, donc je vous fais pas de dessins… J’étais bien rapé de partout, toute la jambe gauche, le genou gauche, la hanche, l’épaule et le coude droit. J’ai senti de suite que la route du Tour allait s’achever ici, il restait encore près de 200 kms, et même si je sentais que je n’avais rien de cassé, j’étais tellement râpé par les brûlures et les contusions que je ne me voyais pas finir l’étape, d’autant plus que je suis resté au moins 5 mins au bord de la route. J’étais forcément très déçu de quitter la route du Tour de France, j’ai toujours tenu à finir mes grands tours même en mauvaise condition, comme en 2006 où j’avais une tendinite au genou gauche suite à mon opération du tendon, mais là c’était trop… D’ailleurs, ce matin, vu les courbatures, je n’aurais pas pu repartir. Alors oui, il y a eu des larmes, même si le Tour n’est pas ma course préférée, car je pense que j’avais les jambes pour faire quelque chose de bien d’ici la fin et que j’aurais voulu laisser une autre image que cette chute pour quitter le Tour… Maintenant même si ce matin ça brûle de partout suite aux contusions et que j’ai du mal à marcher, je garde le moral… Il y aura forcément quelques jours difficiles pour bien cicatriser et récupérer de cette chute, plusieurs jours sans vélo certainement mais je ne vais pas baisser les bras pour autant, j’ai un ultime défi qui m’attend pour la fin de saison : la Vuelta. En 2008, c’est sur cette course que ma carrière s’est relancé, alors qu’en 2007 avec ma fracture du col du fémur j’étais sur le point d’arrêter. Sans parler du maillot à pois, j’aimerais lever les bras une dernière fois, sentir une nouvelle fois cette émotion de franchir la ligne le premier. Je donnerais le maximum pour y arriver, j’aime les défis et celui de se relever après ma lourde chute au Tour et de finir en beauté est un beau challenge… Je mettrais un terme à ma carrie8re à la fin de cette Vuelta car à un moment il faut savoir s’arrêter… Et je ne me sens plus mentalement faire une année supplémentaire. Je vous remercie de votre soutien, j’espère vous faire vibrer une dernière fois sur la Vuelta… Je vous donnerai des nouvelles de mes blessures d’ici là, pour vous confirmer que tout évolue bien… Et puis c’est encore un peu tôt mais fin septembre je vous donne rendez vous pour mon jubilé dans le Lot !!!

    • Merci cher « Alberto » en herbe pour ce scoop sur ta future retraite! Bon, entre-temps on a appris que tu ne ferai pas la Vuelta 2014. Manifestement, ton corps t’as trahi 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *